Expédition sportive au lac Baikal

lac baikal

Je m’appelle Julie Monière et je vais traverser le lac Baïkal en Sibérie à pied, seule et en autonomie totale en Février 2020. Je serai la première femme française à réaliser ce défi.

Cette aventure est née d’une rencontre avec Sylvain Tesson qui venait de passer 6 mois sur le lac Baïkal en ermite. Son histoire m’avait passionnée et les images ramenées m’avaient transportées.

J’ai toujours eu un amour fou pour les grandes étendues blanches et le grand froid. Mon cœur se met à battre à 300 à l’heure dès que je pose le pied dans ce monde magique. De temps en temps il ne faut pas trop réfléchir, il faut juste accepter ces sentiments forts qui nous transcendent pour vivre des moments extraordinaires.

Le laic Bakal au cœur de la Sibérie

Le Lac Baïkal est exceptionnel et unique en même temps. C’est le lac le plus vieux et le plus profond du monde. Il mesure 636 km de long. La banquise commence à se former au début du mois de décembre pour une durée de 4 mois.

Je vais poser mes pieds sur le lac au moment où la glace est la plus solide et la plus épaisse. Elle peut mesurer plus d’un mètre de profondeur par endroit.

Pour rejoindre le nord du lac, je vais partir de Irkutsk, la plus grande ville à proximité du lac et je vais attraper le transsibérien pour un voyage de 36 heures à bord de ce train mythique qui m’emmènera à travers les forêts emblématiques de cette région de la Russie.

L’expédition

Ce voyage me donnera le temps de me fondre dans cet univers pour une traversée hors norme.

La marche m’aide à penser, à rassembler mes idées et à me concentrer sur l’essentiel. Chacune de mes expériences a été rythmées par ce mécanisme naturel et la réflexion qui l’accompagnait. Marcher m’a permis de prendre de meilleures décisions à des moments précieux et importants de ma vie. Et aujourd’hui, je ressens de nouveau le besoin de prendre ce temps mais cette fois-ci, j’ai aussi envie de partager ma vision du monde pour vivre de façon plus harmonieuse.

Chaque jour, la même routine. Me lever, me préparer, défaire ma tente pour marcher 8 heures sur cette glace vive, ces températures gelées et ce vent glacial. Tirer une pulka, ce traineau que je vais utiliser pour transporter mes réserves comme ma tente ou mes vivres. Cette luge pèsera environ 80 kg. Mon seul compagnon de route pendant ce voyage.

Et juste avant la tombée de la nuit, refaire ma tente pour une soirée rythmée par une autre routine. La préparation de l’eau essentielle pour survivre avant de m’endormir au son du chant du lac.

Cette traversée est avant tout une quête personnelle qui va me permettre de découvrir mes limites, me faire avancer dans la vie et prendre mieux soin de moi. J’espère qu’à travers mon expérience je vais pouvoir inspirer les autres et en autre les femmes pour leur donner le courage de vivre leurs rêves.

C’est une histoire de partage. J’espère transmettre du rêve aux enfants pour leur donner envie de prendre soin de notre planète si fragile.

L’eau du lac Baïkal est si fragile. Elle subit les effets de la pollution, de la surconsommation et qui pourrait être amené à périr si nous n’agissons pas tout de suite.

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